Deuil périnatal – PFI engagé auprès des familles

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Accompagner le deuil périnatal

Introduction

La perte d’un enfant pendant la grossesse, à la naissance ou dans les premiers jours de vie constitue une épreuve particulière.

Au fil des années, les pratiques ont évolué pour mieux reconnaître ces situations et accompagner les familles concernées.

Les Pompes Funèbres Intercommunales travaillent aux côtés des équipes de soin, des associations et des familles afin que chaque enfant puisse être considéré avec dignité et que chaque parent puisse trouver sa place dans ce temps difficile.


Bloc 1

Reconnaître l’existence

Pendant longtemps, la mort périnatale a été entourée de silence.

Aujourd’hui, les familles peuvent voir leur enfant, lui donner un prénom, conserver des souvenirs, organiser des obsèques ou un temps d’hommage.

Ces gestes ne font pas disparaître la douleur.

Ils permettent cependant de reconnaître l’existence de cet enfant et la place qu’il occupe dans son histoire familiale.


Bloc 2

Prendre le temps

Chaque famille traverse cette épreuve à son rythme.

Certaines souhaitent organiser des obsèques.

D’autres préfèrent un temps de recueillement plus discret.

Certaines ont besoin d’agir rapidement tandis que d’autres ont besoin de davantage de temps pour réfléchir.

Chaque décision est prise en fonction des souhaits exprimés par les parents et des possibilités qui leur sont offertes.


Bandeau central

Ces tout-petits n’engendrent pas de petits deuils.

Derrière chaque situation se trouvent une histoire familiale, des projets, des liens déjà construits et une place qui demeure dans la mémoire de ceux qui les attendaient.

Les gestes d’accompagnement, les rites et les temps d’hommage permettent de rendre visible ce qui pourrait autrement rester dans le silence.


Bloc 3

Donner une place

Les rites ont une fonction essentielle.

Ils permettent de passer de l’indicible à un hommage partagé.

Selon les souhaits des familles, cela peut prendre différentes formes :

  • un temps auprès de l’enfant ;
  • une cérémonie civile ou religieuse ;
  • une inhumation ;
  • une crémation ;
  • un moment de recueillement plus intime.

Aucune famille ne vit ce parcours de la même manière.


Bloc 4

Entourer les parents

Le deuil périnatal concerne les parents.

Mais il touche également les frères et sœurs, les grands-parents, les proches et parfois les générations qui suivent.

L’accompagnement ne consiste pas seulement à organiser des obsèques.

Il consiste aussi à reconnaître la place de chacun et à permettre aux familles de ne pas rester seules face à cette épreuve.


Bloc 5

Un travail collectif

L’accompagnement du deuil périnatal repose sur une coopération entre de nombreux acteurs :

  • maternités ;
  • services hospitaliers ;
  • associations ;
  • collectivités ;
  • professionnels du funéraire.

Cette coordination permet d’offrir aux familles des repères clairs et un accompagnement adapté à leur situation.


Bloc 6

La cérémonie des tout-petits

Depuis plusieurs années, les PFI organisent une cérémonie du souvenir dédiée aux enfants disparus pendant la grossesse ou peu après leur naissance.

Ce temps de recueillement est ouvert aux familles qui souhaitent partager un moment de mémoire, parfois plusieurs mois ou plusieurs années après le décès.

Cette cérémonie s’inscrit dans la volonté des PFI de reconnaître pleinement ces deuils particuliers et de permettre aux familles de se sentir entourées.

Bloc 6

Bloc vidéo

youtube.com/watch?t=327&v=ju5ShvqbT98&feature=youtu.be

Adrian Colin - Meilleur Ouvrier de France

"C’est une démarche profonde que l’on rencontre peu dans les centres funéraires."

regard artistes

Les Pompes Funèbres Intercommunales repensent leurs espaces en intégrant l’art et l’artisanat au service des familles. Cette approche vise à créer des lieux plus humains, loin des standards impersonnels. Une manière d’accompagner avec justesse des moments où chaque détail compte.

Dans le cadre de l’évolution de ses lieux d’accueil, les Pompes Funèbres Intercommunales ont fait le choix d’associer des artistes et des artisans à la conception de leurs espaces funéraires. Cette démarche s’inscrit dans une volonté simple : proposer des lieux qui accompagnent réellement les familles, au-delà de leur seule fonction.

La collaboration avec Adrian Colin s’est construite autour de cette intention. Dès les premiers échanges, une vision commune s’est dégagée : éviter des espaces impersonnels ou standardisés, et concevoir des lieux capables d’accueillir les familles avec justesse, dans un moment où chaque détail compte.

Le projet s’est appuyé sur une réflexion approfondie autour de l’expérience vécue dans ces lieux. L’objectif n’était pas d’ajouter des éléments décoratifs, mais de travailler un ensemble cohérent, où chaque choix — matières, formes, symboles — participe à créer un environnement apaisant.

Plusieurs réalisations ont ainsi été intégrées aux espaces : des citations discrètes, des installations en verre évoquant les larmes, ou encore des éléments symboliques liés au souvenir et à la présence. Ces créations ne cherchent pas à s’imposer, mais à accompagner, en laissant à chacun la possibilité de s’y projeter.

Le recours à des artistes et artisans dans ce type de lieu reste peu fréquent. Il a nécessité un travail attentif pour trouver un équilibre entre expression artistique et sobriété. L’enjeu était de traduire une dimension sensible, sans jamais surcharger ni détourner l’attention de l’essentiel.

Cette collaboration a également reposé sur un travail collectif. Les équipes des Pompes Funèbres Intercommunales, les concepteurs et les artisans ont avancé ensemble, en croisant leurs regards et leurs savoir-faire. Ce dialogue a permis d’aboutir à des espaces cohérents, pensés dans leur globalité.

Aujourd’hui, ces lieux témoignent d’une approche différente. Ils montrent qu’il est possible de concevoir des espaces funéraires autrement : en accordant une place au sensible, à l’attention portée aux détails et à la qualité du cadre.

Sans transformer la réalité du moment, ces choix contribuent à offrir aux familles des conditions d’accueil plus apaisées. Ils participent à créer un environnement respectueux, où chacun peut trouver sa place et vivre ce temps avec davantage de repères.

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